Les associations anti-sectes et les "faux souvenirs"
ou la paille et la poutre ?
par l'équipe du CICNS
Certains thérapeutes sont actuellement accusés d’une dérive au sujet de ce qu’on appelle les « faux souvenirs induits » ou les « fausses mémoires ».
Il s’agirait de séances thérapeutiques durant lesquelles serait « réveillé » le souvenir d’expériences traumatiques qui n’auraient pas eu lieu, au risque d’accuser des parents d’abus sexuels qu’ils n’auraient pas commis, par exemple.
Depuis les années 1980, aux États-Unis, un certain nombre de parents auraient eu à subir ce genre d’allégations de leurs enfants avec les conséquences douloureuses que l’on peut imaginer. Cette question des « souvenirs » est un sujet délicat qui doit être traité avec la plus grande circonspection.
Certaines associations anti-sectes se présentent comme un lieu d’accueil pour "les victimes du syndrome des faux souvenirs" (voir sur ce site). Ce qui constitue un anachronisme de plus dans la lutte anti-sectes, compte tenu de la capacité de ces associations à générer elles-mêmes de « faux souvenirs traumatiques » chez des personnes afin de les aider à détruire une « secte » qu’elles ont dans le collimateur.
Nous travaillons actuellement sur des témoignages où le procédé est flagrant de la manipulation de la réalité par ces associations dont certaines sont subventionnées par l’État : Un homme vient de faire quatre mois de prison, avant même que son procès ait eu lieu, accusé, par l’entremise d’une association anti-sectes locale, qui s'est illégalement portée partie civile, d’avoir abusé sexuellement de mineurs (voir le témoignage de la communauté de la Balme à ce sujet et la constitution de partie civile de cette association anti-sectes qui vient d'être déclarée irrecevable alors qu'elle s'était introduite dans le divorce d'un couple de la communauté pour l'instrumentaliser à ses fins destructrices).
Comment pourrait-on trouver une quelconque crédibilité à de tels agissements ? Comment peut-on tolérer que l’État continue de soutenir des associations aussi peu scrupuleuses ?
Il nous semble que cette mascarade a assez duré.
On nous reproche d’accueillir les propos d’ouverture de M. Sarkozy comme une bonne nouvelle ? Comment pourrions-nous réagir autrement quand ce genre de procédé odieux, fondé sur l'intolérance, la calomnie et le non respect des libertés individuelles, se développe depuis 25 ans en toute impunité, au nom des « mineurs » ou des « familles » ?
Nos archives contiennent de nombreux témoignages à ce sujet, pour ceux qui aimeraient en prendre connaissance. Le CICNS se rappellera d'ailleurs au "bon souvenir" de ceux qui souhaiteraient que leurs abus soient déguisés en « utilité publique », d’un côté, et inventés de toute pièce de l’autre.
La question des « fausses mémoires » est un sujet qui permet de montrer à nouveau que les grandes questions de société ne concernent pas qu’une minorité bouc émissaire mais des comportements humains qui peuvent se produire n’importe où. Les activistes anti-sectes en sont trop souvent la preuve.
à noter, ce témoignage édifiant lors des auditions parlementaires de la commission "sectes et mineurs" :
Mme Claude Delpech, présidente de l'Association AFSI (Alerte Faux Souvenirs Induits) répond à M. Philippe Vuilque, député socialiste et rapporteur de la commission d'enquête, réclamant une victime capable de témoigner d'une manipulation subie par un thérapeute : " Monsieur le rapporteur, si j'avais une victime, je vous l'aurais amenée, parce que c'est ce que nous attendons tous, nous parents accusés… " M. Vuilque, surpris : " Excusez-moi mais aujourd'hui, vous n'avez pas de victime s'étant rendu compte de cette manipulation et pouvant témoigner ? " Mme Delpech : " Personne. (…) Mais si on avait quelqu'un, je vous assure que je vous l'aurais amené " (Audition à l'Assemblée Nationale, 5 septembre 2006).
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