Une société misérable et peureusequi cherche à étouffer l'élan spirituel...Après vingt années de battage médiatique sur les sectes, les effets du conditionnement se font douloureusement sentir en France. Aujourd'hui, la plus grande partie des Français croit savoir de quoi elle parle quand elle évoque "les sectes". A tel point que la compréhension la plus répandue est qu'il faudrait "en finir" à la manière forte. Un ami me racontait hier comment son voisin était venu lui confier par la fenêtre ouverte de sa maison comment il tuerait les Témoins de Jéhovah s'il les croisait dans la rue... et qu'il n'avait hésité jusque-là que parce qu'il craignait que la justice le punisse pour cela (encore, ne semblait-il pas tout à fait sûr de subir une telle sanction !). D'autres sont déjà passés à l'action en posant des bombes (1) devant des locaux désignés par les médias comme un lieu de rassemblement d'une minorité spirituelle (Moon à Paris en 1996, Scientologie à Angers en 1997, 3 mois plus tôt, une représentante de l'ADFI déclarait sur Europe 1, au sujet de la visite du révérend Moon : "Vraiment, je comprends si les gens mettent des bombes!". Plus récemment, le centre de l'AMORC à Toulouse à été entièrement détruit par un incendie criminel dans la nuit du 24 au 25 juin 2007) et un homme a même été assassiné dans la rue par son beau-père (2) parce qu'il appartenait à une "secte" ! La désinformation prospère sur l'ignorance générale et se propage dans une forme de violence qui devrait tous nous alerter. A l'heure actuelle, il n'en est rien. Le bouc émissaire est désigné et les autorités acceptent avec complaisance, quand certaines ne l'attisent pas, que la situation se dégrade au point de créer une nouvelle forme de ségrégation. "Les gens" ne savent rien sur la spiritualité et ce qui la motive. Et pourtant, nous devons tous subir aujourd'hui les propos les plus stupides et les plus haineux sur une question qui demande le plus de subtilité. Il est nécessaire et urgent que cette situation évolue. Notre site contient des informations à diffuser largement. Vos cercles familiaux et amicaux sont des lieux où nous pouvons faire contrepoids à la diffamation et la délation ambiante. Si "les gens" ne savent pas de quoi ils parlent, et sont enclins à s'emporter sans discernement, ils ont aussi un désir de connaître la vérité et de ne pas subir de "lavage de cerveau". Il est grand temps, même si la tâche est grande, de restaurer un peu de bon sens, de finesse et de spiritualité dans ce débat actuellement sclérosé et malsain. Lu sur un forum anti-sectes ( source ) :
Ce que
j'aimerais savoir c'est "comment sortir quelqu'un que l'on connaît d'une
secte????" Ne trouvez-vous pas ce cri de détresse "exemplaire" ? Il montre dans quelle confusion est la plus grande partie de la population en France ainsi que la "récupération" si pratique qui est faite de lasortir les gens" de là où ils sont, contre leur gré... surtout ceux "qui nous ont quittés", bien sûr, "la secte" étant alors une responsable idéale puisquecondamnée d'avance (s'il était parti à l'armée, elle aurait dû trouver d'autres arguments). Mais plus révélateur encore du climat, elle est tout aussi certaine que "le dialogue" signifie "faire entendre raison à l'autre" ("le dialogue est impossible !") ! ADFI qui se fait un plaisir "d'apporter de l'aide" à toutes ces "victimes de sectes". J'espère qu'un jour nous pourrons sourire de cette mascarade. Un autre extrait, malheureusement plus sérieux (source) : Le séminaire « Sectes et Laïcité » s’est déroulé du 8 octobre 2003 au 23 juin 2004 au Ministère de la Recherche. Sa réalisation s’est effectuée avec le concours du cabinet du Ministre de la recherche (...) Anne Fournier a été l’organisatrice de ce séminaire (...) La démarche était voulue de faire librement entendre des opinions divergentes. Ce parti-pris a mis en évidence le fossé qui sépare le discours de tous ceux qui travaillent sur le terrain et ont eu affaire aux « victimes » directes et indirectes des sectes, et le discours de ceux qui n’abordent le sujet que sur un plan « intellectuel », mettant souvent en avant la liberté d’opinion et la liberté d’association. La démarche entreprise par la MIVILUDES n’a fait que confirmer les différences d’approche dans ce domaine de la France et des Etats-Unis. De nombreuses personnes profitent aujourd'hui de la psychose collective savamment entretenue autour des minorités spirituelles et se présentent comme des victimes pour qu'un tel argument soit recevable. La question des "victimes" est trop importante pour s'en servir de manière aussi peu scientifique. Si des milliers de personnes se prétendaient victimes de la République, tiendrait-on le même discours ?
Dans sa conclusion, Anne Fournier déclare que « face à l’exigeante
obligation de respecter les libertés publiques et les droits individuels, face
aux souffrances démontrées par les médecins et les psys et par les plaintes des
victimes [des sectes], l’Etat a une légitimité à agir, et donc la MIVILUDES
aussi. » Se référant à Condorcet, elle rappelle que toute « vérité nouvelle »
doit passer « au crible de la loi et de la raison ».
La France a décidément grand besoin d'air frais
Certains hommes politiques opportunistes s'emparent-ils de la question
des sectes pour s'offrir une publicité ou compenser leurs lacunes par ailleurs ?
Quoi qu'il en soit, ils causent un grand tort à notre société et nous avons peu
d'espoir qu'ils prennent conscience de leur égarement aujourd'hui.
Des injustices quotidiennes, des jugements scandaleux, des croisades
mensongères se produisent tous les jours. Beaucoup, dans les mouvements
spirituels, sont informés de la grossièreté des activistes anti-sectes, de
l’ignorance des arguments de l’UNADFI et pourtant, malgré cette épée de Damoclès qui tient par un fil
au-dessus de la tête des chercheurs spirituels, le choix de ces derniers est
encore de se cacher, pensant que l’épée tombera moins vite s’ils restent
dans l’ombre que s’ils se montrent. Hier quelqu'un nous dit :"Mais quand même, les sectes existent bel et bien ?!" Le mot "secte" a le pouvoir d'animer des débats passionnés. Tout le monde a son "idée" sur la question. Trop peu des personnes concernées s'interrogent cependant sur l'origine de leurs "idées" , qu'elles prennent pour des pensées "neuves" alors qu'il s'agit le plus souvent de réaction épidermique ou de la récitation des lieux communs les plus répandus. Dans les discussions les plus calmes, on trouve toujours quelqu'un qui exprime son désaccord de la manière suivante "je suis d'accord, mais... les sectes existent quand même !?". D'où vient cette certitude ? On entend dire des choses par les médias que nous ne vérifions jamais et que la plus grande partie de la population prend pour argent comptant. On parle des sectes comme on parlait de la bête du Gévaudan. Ceux qui ne l'avaient jamais vue avaient souvent une description précise à faire à son sujet et, en tous cas, tout le monde avait quelque chose à dire à son sujet. Quand plusieurs millions de personnes, comme c'est le cas en France, ettent à affirmer des choses qu'elles ont entendues comme si elles savaient de quo i elles parlaient, nous avons affaire
Mais si nous jugeons les conséquences malheureuses, elles ne le sont pas
pour tout le monde. Nous découvrons alors que le germe de division qui a été
planté un peu partout, et pas seulement par le vent (même dans les cercles
spirituels), est en pleine croissance. Dans les faits, l'être humain sans conscience est dangereux. La façon dont il parle des sectes le démontre. Les dangers n'appartiennent pas plus aux groupes spirituels qu'à tout autre assemblée humaine. C'est là où commence la manipulation. Si nous acceptons assez volontiers de livrer à la Justice suicides Cette mascarade doit donc cesser et, en premier, dans les mouvements spirituels ou thérapeutiques, où le conditionnement est le plus déplacé et le plus dommageable. La quête spirituelle a une place légitime dans nos sociétés, tout autant que les pompiers ou les enseignants. Si cela n'était pas remis en question, par des personnes ou des groupes qui ont intérêt à le faire, l'association spiritualité - criminalité ne serait pas aussi populaire. Quelqu'un d'autre nous propose une définition de la minorité spirituelle :"Une secte est un rassemblement de personnes libres de venir et de partir à leur guise autour d'un même intérêt spirituel ... aucune notion d'attachement malsain" Cette notion d'attachement malsain fait partie de la "culture négative" au sujet des sectes. L'attachement, qu'il soit à un enseignant spirituel, ou à ses parents, son mari ou son épouse, ses enfants, à sa profession etc. peut être jugé malsain de manière égale dans tous ces domaines. Il y a autant de possibilité d'abus dans une famille "de sang" que dans une famille "spirituelle", comme autant de possibilité d'enseignement sain et d'amour. Le fait de monter en épingle des abus, que nous savons très rares, en fait, par rapport à ce qui se fait partout dans nos sociétés, manifeste une intention de discrédit à l'endroit où l'être humain s'interroge le plus sérieusement sur les questions importantes de notre existence. Pourquoi cette intention de discréditer la démarche spirituelle ? C'est à cela que nous tentons de répondre. Quelqu'un nous demande :"Pourquoi n'interrogeons-nous pas plus ceux qui sont "sortis des sectes de leur plein gré ?"
Une ou plusieurs personnes quittant une minorité
spirituelleNous avons appris que pour qu'une recherche soit dite "scientifique",
il fallait des critères beaucoup plus nombreux et impartiaux. Ce travail un peu rébarbatif aurait certainement pour effet de dissiper la poudre aux yeux des "apostats sur mesure" que l'on nous présente à chaque occasion dans les médias traditionnels. Quelqu'un fait ce commentaire :"Il est utile de savoir discerner entre une opinion et la connaissance de quelque chose. Le fait de penser et d'avoir une opinion peut servir en termes d'approche et de préparation à connaître, mais la connaissance est plus profonde, plus juste." Nous ne demandons à personne d'avoir une "connaissance" de toutes les minorités spirituelles et de leurs motivations. La tolérance suffira. Les minorités spirituelles ne demandent pas à être comprises mais respectées et, en particulier, que l'on cesse de les harceler pour des raisons qui ne les concernent généralement pas. Nous ne négligeons pas la pertinence de cette suggestion en disant cela, mais nous savons que tout le monde ne comprendra pas ni ne cherchera à "connaître" vraiment des démarches qu'ils ont jugées farfelues et qu'on leur a appris à croire dangereuse depuis 20 ans. Mais il nous semble juste de demander, dans un pays comme la France, à ce que la diversité des orientations soit respectée. Une autre remarque d'un visiteur du site :"Il y a aussi des regroupements abusifs et dangereux. Dangereux parce que leur but n'est pas spirituel mais de promouvoir l'ego d'un fondateur, l'accumulation d'argent, l'abus des biens ou des corps. C'est important aussi de le reconnaître." L'activisme anti-sectes est fondé sur cet argument populaire. C'est une manière d'attiser la peur et il me semble que nous avons mieux à faire que de participer à la psychose collective. Les dérives sont traitées par les autorités compétentes. Le fait qu'une dérive se produise dans un cercle spirituel restreint ne devrait pas amener à condamner la démarche spirituelle en général. C'est pourtant ce qui se passe et c'est à partir de ce constat que le CICNS a été créé. En réalité, qui, parmi nous, sait vraiment s'il existe un groupe dangereux ? Nous en entendons parler, nous répétons ce que nous entendons et nous participons ainsi inconsciemment à l'entreprise de destruction. La première vigilance est ici, à mon sens. Ne participons pas au mensonge et rassemblons nos forces et nos consciences pour restaurer la vérité. L'amalgame entre les affaires criminelles et la spiritualité est déjà copieusement servi par les médias, ne croyez-vous pas que nous pourrions passer à autre chose, de notre "côté" ? Une question nous est posée :"Comment départager une religion de ce qui ne l'est pas ?" Nous ne sommes pas là pour définir quelque chose pour les autres. Nous n'avons pas à protéger l'autre d'une "erreur" éventuelle. C'est ce qu'on appelle la " liberté de conscience". Notre conception de l'erreur est souvent issue de nos peurs et de nos conditionnements. C'est ainsi que les "rationalistes" voudraient voir disparaître la religion. Les anti-sectes veulent voir s'éteindre la quête spirituelle. Et vous voudriez trier le bon grain et l'ivraie. A partir de quelles certitudes ? Il faut un donc un peu d'humilité sur cette question. La liberté de l'être humain est aussi celle de faire des erreurs. C'est à chacun, en son âme et conscience, de faire ses choix. Aujourd'hui, on voudrait nous faire croire que les choix des anti-sectes seraient mieux inspirés que ceux des enseignants spirituels, par exemple. Cela est faux. C'est justement parce que le "juste choix" ne peut pas être déterminé avec certitude que nous devons affirmer que la démarche spirituelle est une invitation à s'en rapprocher. L'acte criminel aujourd'hui est de vouloir étouffer la quête spirituelle et de participer plus ou moins consciemment à cette croisade. Ce à quoi cette personne répond :"J'ai le droit de vouloir protéger les enfants d'abus dont ils n'ont même pas idée ! C'est aussi ma liberté. Comme on dit : "La liberté des uns s'arrête où commence celle des autre". J'ai le droit d'informer, de donner mon opinion, pour que les personnes puissent faire un choix éclairé. Surtout les enfants." Le droit de protéger n'est pas mis en question. Mais de quelle protection
parlons-nous ? Une grande partie des "abus" qui sont reprochés aux sectes par exemple sont dénoncés à partir d'opinions qui peuvent être discutées. Quand le gouvernement affirme que "les sectes" coupent de la société, il part du principe que la société est source de tous les biens et qu'il n'y a rien à ajouter ou retrancher. C'est juste une opinion. Et le gouvernement peut se prendre pour un "parent éclairé" en privant ses "enfants" des formes nouvelles de la spiritualité. Vous comprenez l'intérêt d'un nouveau regard qui demande à chacun de se pencher avec humilité sur un conditionnement dont nous avons tous subi les conséquences, même en pensant être "sincère" ou "éclairé" ? Vous comprenez comment les personnes en quête spirituelle devraient être les premières à réviser sérieusement les "opinions compulsives" qu'elles expriment quotidiennement, faisant le jeu des manipulations collectives ? Notre énergie devrait être consacrée à restaurer un regard sain, sans le poids de ces peurs irraisonnées, venues du fond des âges, et que certains savent réveiller en temps voulu. Une dernière réponse de la même personne :Si on dit : "Il n'y a QUE le gouvernement qui délire sur les dérives sectaires, parce qu'elles n'existent pas du tout". On manque d'objectivité. Si on dit : "Tous les mouvements spirituels sont des dérives sectaires". On manque aussi d'objectivité. Il faut trouver la voie du milieu." Oui, mais il nous semble nécessaire de cesser de circonscrire les "dérives" au phénomène
spirituel, comme si cela devait rester un point de focalisation. Que ce
soit de manière positive, négative ou plus dans la "voie du milieu", le fait
d'associer la démarche spirituelle aux dérives
est déjà un manque d'objectivité en soi. C'est un enfermement. Le débat à
tendance à être enfermé (notre dialogue en est un peu la démonstration) dans
cette perspective et c'est pourquoi nous invitons à élargir le débat. (1) L'’explosion d’une bombe devant l’Église de l’Unification du révérend Moon dans le XIV° arrondissement en 1996 avait été traitée ainsi par un journaliste du Figaro : « Cette affaire à priori mineure relance le débat sur la prolifération des églises parallèles dans la capitale ». Dans le même encadré, le journaliste avait listé « 57 adresses dans le collimateur à travers 17 arrondissements de Paris. (2) Le mardi 28 juillet 1992, à Lyon Roger Dorysse, retraité de 62 ans, tire froidement plusieurs coups de carabine sur Jean Richard Miguères. Sa victime s’effondre atteinte aux jambes. Roger Dorysse retourne tranquillement à sa voiture, recharge son fusil et achève froidement sa victime à bout portant. Jean-Richard Miguères était le fondateur d’un mouvement UFOlogiste. Il était le gendre de Roger Dorysse et le jeune couple venait d’emménager dans un quartier de Lyon. Le couple Dorysse aurait été un ardents militant de l’ ADFI Lyon, le CEIRUS catalogué comme une secte dangereuse et, selon les déclaration de la sa présidente, dans le "collimateur" (sic) de l’association. D’ailleurs, aussitôt le meurtre révélé dans la presse, la présidente de l’ADFI n’aurait pas hésité à accabler Jean Miguères en l’accusant d’être un homme dangereux et malfaisant sans exprimer les moindres condoléances pour sa veuve. Le CEIRUS n’avait jamais fait parler de lui dans la région et ses activités se limitaient à l’organisation régulière de conférences sur le sujet des OVNI. Madame Dorysse a déclaré à la presse : “Mon mari regrette bien sûr son geste, mais il est totalement soulagé et serein. Il a fait ça dans un seul but sauver notre petite fille des griffes de ce dangereux personnage”. Qu'est-ce que la liberté de conscience ? Qu'est-ce qu'une minorité spirituelle ? Quelle est l'intention du gouvernement ? Qu'est-ce que le communautarisme ? Lire également "Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens" aux Presses Universitaires de Grenoble (PUG) qui démontre de façon brillante comment notre quotidien est saturé de manipulations, jamais dénoncées et souvent encouragées. |